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Les valeurs de la célébrité (1850-1920) • Os valores da celebridade (1850-1920)

Organisation • Organização
Éléonore Reverzy
Pedro Paulo Catharina
Gilberto Araújo

Dans son ouvrage consacré aux « figures publiques », Antoine Lilti entreprend l’archéologie du phénomène de la célébrité entre 1750 et 1850, passant en revue personnages historiques, personnalités intellectuelles et artistes au prisme de la publicité croissante dans la société de l’Ancien Régime. Ce ne sont plus les hauts faits, le courage ou l’équanimité qui sont loués et destinés à servir d’exemple, mais la présence corporelle, le cadre de vie ou l’éthos de la personnalité publique qui font l’objet de toutes les attentions – « curiosité et sympathie », ces deux « ressorts profonds d’identification » [Lilti, 2014, p. 19]. Cette incarnation de la figure publique prendra bien sûr une importance singulière dans le cas des acteurs et actrices, des acrobates et autres artistes de scène. Elle affectera semblablement le domaine des lettres. Les écrivains, figés en portraits et bientôt dans les portraits-cartes de Disdéri, représenteront volontiers à leur tour le monde du spectacle, tant la célébrité via ses canaux médiatiques se représente volontiers dans ses procédures et scénographies ordinaires – la mise en abyme permettant aussi l’analyse du fonctionnement de l’espace public. Si la célébrité s’attache au corps, au geste, à la voix, à l’apparence physique, elle se nourrit des émotions que cet effet de présence suscite : la présence physique est bien l’aliment premier de l’imaginaire de la célébrité. 

La célébrité est aussi porteuse de valeurs par défaut. On trouve ainsi dans le Journal des Goncourt cette intéressante analyse :

Point d’autre récompense pour les lettres, point d’autre reconnaissance officielle et juste de la valeur, que la reconnaissance de l’opinion, du succès. L’Académie et la croix données au succès. Au fond, quoi que cela semble, ce système serait une rémunération moins criante en injustice. Par exemple, à l’Académie, vous auriez, au lieu des Patin, des Nisard et des académiques, des gens qui ont agi sur leur siècle : Sue, Dumas père, Paul de Kock même, qu’importe ! La postérité remettra les gens en place. […] Et pour les décorations, si bête que soit le succès, elles vaudraient encore mieux, distribuées ainsi. Par exemple, depuis 48, ce serait Murger, Dumas fils, Uchard même, Flaubert, Feydeau (Journal des Goncourt, t. II [2008], Paris, Champion, p. 264-265).

C’est reconnaître au succès, à la reconnaissance par son temps, une qualité critique au sens premier du terme, et voir dans l’action immédiate d’une œuvre, son effet dans la société, un élément discriminant. Sont renvoyées dos à dos les validations académiques et politiques, tant prime finalement la rencontre avec le lectorat. Le lecteur est aux yeux des Goncourt, même au sujet de feuilletonnistes dont tout semble les éloigner (Dumas, Sue…), le seul à même de conférer de la valeur à une œuvre. Ainsi Zola, au sujet de Ponson du Terrail, ne peut lui « refuser ce je-ne-sais-quoi qui fait lire ses ouvrages avec emportement par une notable partie du public », pas plus qu’à ceux qui réalisent ce « tour de force, en littérature » : « se faire lire » [L'Événement, 1er septembre 1866, Livres d'aujourd'hui et de demain ; et Le Salut public, 10 août 1866, Œuvres complètes, Paris, Tchou, « Cercle du Livre précieux », 1968, t. X, p. 604 et p. 579].

On pourra se demander cependant ce qui indexe la célébrité : dans le cas des écrivains, est-ce la publicité et la couverture médiatique ? Sont-ce les recettes (nombre d’exemplaires vendus, prix du feuilleton…) ? Sont-ce les objets qui dérivent de leurs œuvres ou les déclinaisons visuelles de leurs figures publiques, ou leur publication dans des collections éditoriales populaires ou de prestige ? Est-ce plutôt la reconnaissance institutionnelle ? Quel rôle joue le réseau dans lequel s’insère l’écrivain ? Le quantitatif prime-t-il donc le qualitatif ? L’un et l’autre sont porteurs de valeurs et volontiers opposés, comme la citation des Goncourt l’indiquait. Dans le cas des artistes, quelle est l’importance de l’impresario ou de l’organisateur de spectacles pour le monde de la scène ? 

L’économie de la célébrité, ses vecteurs et canaux, sera un des aspects développés dans ce colloque. Il ne s’agit pas en effet d’étudier la fabrique de la célébrité, sujet déjà largement traité, mais la manière dont elle est porteuse de valeurs et produit de la valeur. On pourrait évoquer une bourse des valeurs de la culture, en ce siècle qui voit se développer la mondialisation.

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On s’intéressera aux figures publiques dans le sens large et, dans le cadre de ce colloque franco-brésilien, aux manifestations de transferts culturels que sont par exemple les tournées d’acteurs et actrices, chanteurs et chanteuses français au Brésil : quelles pièces (et actes et scènes de ces pièces), quels opéras, quels spectacles sont exportés et circulent d’un pays à l’autre ? Quelle couverture médiatique reçoivent les compagnies, les acteurs et actrices qui traversent l’Atlantique ? Quelle reconnaissance obtiennent-ils et obtiennent-elles de la sorte ? S’agit-il d’une reconnaissance éphémère ou durable ? Parce qu’on peut être plus célèbre dans un pays étranger que dans son propre pays, quel régime de la valeur se met alors en place?

On pourra ainsi privilégier l’étude de cas (suivre un acteur, une actrice, une troupe etc.) pour rendre sensible ce transfert tangible d’un modèle. On pourra également s’intéresser à la fortune d’un spectacle, ou d’un genre de spectacle, voire à la permanence d’une pièce dans le répertoire des compagnies. On pourra également considérer la langue dans laquelle une pièce est représentée, ses traductions, et par conséquent le public visé. À quel stade de sa carrière un metteur en scène ou un artiste de scène se rend-il au Brésil ? On pourra également examiner en retour les effets de cette circulation sur la production brésilienne, par exemple sur l’évolution du théâtre et des arts de la scène en général dans les grandes villes du Brésil, ou dans la composition des répertoires des compagnies locales. En cela encore des études de détail, qui permettraient de mettre au jour la vie d’une troupe, les choix de son directeur et son répertoire, seront bienvenues. Par ailleurs, le transfert se produit-il dans le sens inverse et quels spectacles, acteurs/actrices, chanteurs/chanteuses s’exportent alors ? Du côté de la littérature, qu’en est-il de la circulation et de la réception des œuvres françaises au Brésil, en français ou en portugais ? Intègrent-elles des collections importantes, visant la consécration ou le succès de vente ? Et qu’en est-il de la circulation et de la réception des œuvres brésiliennes en France ? 

Du côté des institutions, la création au Brésil de l’Académie impériale des beaux-arts, de l’Institut brésilien d'histoire et de géographie (IHGB), puis de l’Académie brésilienne de lettres (ABL) permet aussi de mettre à l’épreuve les valeurs de la célébrité, notamment en regard des notions de gloire et d’immortalité censées conférées par les institutions. Si en France, au XIXe siècle, ces institutions sont anciennes et à la fin du siècle particulièrement vieillissantes, au Brésil, la « mission artistique française » (1816) à l’origine de la conception de l’Académie impériale des beaux-arts (1826), et l’Académie brésilienne de lettres, créée sur le modèle de l’Académie française en 1897, attestent d’un besoin culturel nouveau : ces cas évidents de transferts disent aussi la volonté d’une reconnaissance symbolique pour des artistes et des écrivains nationaux. Les Académies brésiliennes accueillent-elles cependant des créateurs reconnus par leur temps, célèbres ? Quels réseaux (revues, cercles, salons) permettent d’y accéder ? Machado de Assis, d’origine modeste et autodidacte, journaliste et l’un des écrivains les plus fêtés de son temps, cofondateur et premier président de l’Académie brésilienne de lettres, constitue à ces différents titres une figure très importante.

Un événement capital, l’affaire Dreyfus, aux répercussions mondiales, renouvelle l’axiologie de la célébrité et introduit un autre régime de la valeur à l’intérieur même du système médiatique global que ce colloque entend explorer à partir de l’axe franco-brésilien. L’Affaire réintroduit en effet le grand homme et la figure modèle de l’homme illustre auxquels en quelque sorte l’homme célèbre s’était substitué. Ce moment exceptionnel dans l’histoire de la célébrité, qui voit se renouer autour de Zola et d’autres dreyfusards la tradition antique de la Vie de l’homme illustre sur le modèle plutarquiste, a d’importants échos au Brésil, qu’on pourra étudier. Il s’agit aussi d’un événement médiatique où l’écrivain, qui a compris toute la valeur de la célébrité, la met en jeu dans son combat pour la justice, en recourant aux outils même de la médiatisation – la Une d’un journal. 

Plusieurs axes peuvent être approfondis autour des différentes valeurs de la célébrité dans le cadre des transferts culturels entre la France et le Brésil. En voici quelques-uns à titre indicatif :

• Les carrières d’acteurs, d’actrices, de troupes, d’orchestres, de cirques…

• Les tournées de compositeurs, d’écrivains, d’intellectuels, de musiciens…

• La circulation France-Brésil, Brésil-France des modèles esthétiques (en littérature, dans les arts, en musique...)

• Les échos des événements français et européens (ex. l’affaire Dreyfus au Brésil ; la mort des hommes et femmes illustres)

• La diffusion du livre, les traductions, le champ éditorial

• La diffusion de formes médiatiques (la chronique mondaine, le fait divers, l’article de tête...)

• Toutes les formes d’adaptations, de transpositions

• Les institutions (la création de l’Académie brésilienne des lettres, l’Académie impériale des beaux-arts, l’Institut brésilien d'histoire et de géographie)

• La reprise de modèles architecturaux 

• Les médias et les valeurs de la célébrité

• La reconnaissance institutionnelle et la reconnaissance du public

• Les valeurs pécuniaires de l’art et de la littérature

 

Le Colloque International Les valeurs de la célébrité (1850-1920), appuyé par la SERD-Société des études romantiques et dix-neuviémistes, se produira dans le cadre d’un accord entre L’École doctorale de Lettres néo-latines de l'UFRJ (Programa de Pós-Graduação em Letras Neolatinas) et l'École doctorale 120 de la Sorbonne Nouvelle, avec la collaboration de l’École doctorale de Lettres vernaculaires de l'UFRJ (Programa de Pós-Graduação em Letras Vernáculas). 

Le Colloque se tiendra à Rio de Janeiro – au Musée national des beaux-arts, à l'Académie brésilienne des lettres et à l'École de musique de l'UFRJ – du 6 au 10 avril 2026. 

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Gustavo Hastoy

Caricatura de Pardal Mallet

capa da revista O Meio, Rio de Janeiro, n. 13, 14 nov. 1889

imagem editada por Gabriela Krugel dos Santos Nunes

Em sua obra dedicada às “figuras públicas”, Antoine Lilti empreende uma arqueologia do fenômeno da celebridade entre 1750 e 1850, revisitando figuras históricas, intelectuais e artistas, pelo prisma da publicidade crescente na sociedade do Antigo Regime. Já não são os feitos, a coragem ou a equanimidade que são louvados e destinados a servir de exemplo, mas a presença física, o ambiente de vida ou o ethos da personalidade pública que são objeto das atenções – “curiosidade e simpatia”, essas duas “fontes profundas de identificação” [Lilti, 2014, p. 19]. A encarnação da figura pública assumirá, naturalmente, importância singular no caso dos atores e atrizes, acrobatas e outros artistas do palco. Ela afetará do mesmo modo o mundo literário. Os escritores, registrados em retratos e, em seguida, nos cartões-retrato de Disdéri, representarão, por sua vez, o mundo do espetáculo, na medida em que a celebridade, através dos seus canais midiáticos, é representada em seus procedimentos e cenografias comuns - a mise en abyme também permitindo a análise do funcionamento do espaço público. Se a celebridade está ligada ao corpo, ao gesto, à voz, à aparência física, ela se nutre das emoções que esse efeito de presença suscita: a presença física é, de fato, o alimento primordial do imaginário da celebridade. 

A celebridade também possui valores in absentia. No Diário dos irmãos Goncourt, encontramos esta interessante análise: 

 

Não há outra recompensa para as letras, não há outro reconhecimento oficial e justo do valor, senão o reconhecimento da opinião, do sucesso. A Academia e a condecoração atribuídas ao sucesso. No fundo, independentemente do que possa parecer, este sistema seria menos flagrantemente injusto. Por exemplo, na Academia, em vez dos Patin, dos Nisard e dos acadêmicos, haveria pessoas que tiveram um impacto no seu século: Sue, Dumas Pai, até Paul de Kock, pouco importa! A posteridade colocará as pessoas no seu lugar. [...] E quanto às condecorações, por mais estúpido que seja o sucesso, elas valeriam ainda mais se fossem distribuídas desta forma. Por exemplo, a partir de 1848, seria Murger, Dumas Filho, até mesmo Uchard, Flaubert, Feydeau (Journal des Goncourt, t. II [2008]. Paris: Honoré Champion, p. 264-265).

Isso significa reconhecer uma qualidade crítica do sucesso, no sentido primeiro do termo, e ver a ação imediata de uma obra, seu efeito na sociedade, como um fator de discriminação. A validação acadêmica e a validação política são colocadas em equivalência, enquanto o encontro com o leitorado acaba por prevalecer. Aos olhos dos Goncourt, o leitor é o único capaz de atribuir valor a uma obra, mesmo quando se trata de folhetinistas dos quais tudo parece afastá-los (Dumas, Sue...). Zola, por exemplo, dizia de Ponson du Terrail que não podia “negar-lhe aquele je-ne-sais-quoi que faz com que uma parte significativa do público leia suas obras com entusiasmo”, assim como não podia negar àqueles que realizam esse “tour de force, em literatura”: “ser lido”. (L'Événement, 1er septembre 1866, Livres d'aujourd'hui et de demain; e Le Salut public, 10 août 1866, Œuvres complètes. Paris: Tchou, "Cercle du Livre précieux", 1968, t. X, p. 604 et p. 579).

Podemos nos perguntar, no entanto, o que indexa a celebridade: no caso dos escritores, são a publicidade e a cobertura midiática? As receitas (número de exemplares vendidos, preço do folhetim, etc.)? São os objetos derivados das suas obras ou os produtos visuais a partir de suas figuras públicas? Ou sua publicação em coleções editoriais populares ou de prestígio? Ou seria o reconhecimento institucional? Que papel desempenha a rede de relações em que se insere o escritor? O quantitativo sobrepõe-se ao qualitativo? Ambos possuem valores e são frequentemente opostos, como sugere a citação dos Goncourt. No caso dos artistas, qual é a importância do empresário ou do organizador de espetáculos para o universo teatral? 

A economia da celebridade com seus vetores e canais serão aspectos deste colóquio. Não se trata de estudar a fábrica da celebridade, um tema já amplamente abordado, mas a forma como a celebridade carrega valores e os produz. Podemos evocar uma bolsa de valores culturais nesse século que vê crescer a globalização.

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Propomos analisar as figuras públicas num amplo sentido e, no âmbito deste colóquio franco-brasileiro, as manifestações de transferências culturais como o são as turnês de atores e atrizes, de cantores e cantoras franceses no Brasil: que peças (e atos e cenas dessas peças), que óperas, que espetáculos são exportados e circulam de um país para o outro? Que cobertura midiática recebem as companhias e os atores que atravessam o Atlântico? Que reconhecimento obtêm dessa forma? Trata-se de um reconhecimento efêmero ou duradouro? Por que se pode ser mais famoso num país estrangeiro do que no próprio país, que tipo de sistema de valores é posto em prática? 

É possível, assim, privilegiar estudos de caso (seguindo um ator, uma atriz, um grupo, etc.) a fim de ilustrar a transferência tangível de um modelo. Pode-se também examinar o sucesso de um espetáculo, ou de um tipo de espetáculo, ou mesmo a permanência de uma peça no repertório das companhias. É possível também considerar a língua em que uma peça é representada, suas traduções e, consequentemente, seu público-alvo. Em que fase da carreira os encenadores e intérpretes se deslocam para o Brasil? Pode-se ainda analisar os efeitos dessa circulação na produção brasileira, por exemplo, no desenvolvimento do teatro e das artes cênicas em geral nas grandes cidades do país, ou na composição dos repertórios das companhias locais. A esse respeito, seriam bem-vindos estudos pormenorizados que permitissem conhecer a vida de uma companhia, as escolhas do seu diretor e seu repertório. Por outro lado, a transferência também funcionaria no sentido inverso, e que espetáculos, atores/atrizes, cantores/cantoras são depois exportados? No que diz respeito à literatura, como se dão a circulação e a recepção de obras francesas no Brasil, em francês ou em português? Elas fazem parte de coleções importantes, visando à consagração ou ao sucesso de vendas? E como ocorrem a circulação e a recepção de obras brasileiras na França?

No plano institucional, a criação, no Brasil, da Academia Imperial de Belas Artes, do Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro (IHGB) e, depois, da Academia Brasileira de Letras (ABL), também permite pôr à prova os valores da celebridade, sobretudo em relação às noções de glória e de imortalidade, supostamente conferidas pelas instituições. Se, na França do século XIX, essas instituições já são antigas e, no final do século, envelhecidas, no Brasil, a “missão artística francesa” (1816), que levou à criação da Academia Imperial de Belas Artes (1826), e a Academia Brasileira de Letras, fundada em 1897 nos moldes da Academia Francesa, revelam uma nova necessidade cultural. Esses casos evidentes de transferências culturais refletem também o desejo de reconhecimento simbólico por parte dos artistas e escritores nacionais. Mas será que as academias brasileiras acolheram artistas reconhecidos e famosos no seu tempo? Que redes (revistas, círculos, salões) davam acesso a elas? Machado de Assis, de origem modesta e autodidata, jornalista e um dos mais célebres escritores de seu tempo, cofundador e primeiro presidente da Academia Brasileira de Letras, constitui uma figura muito importante em todos esses aspectos.

Um acontecimento capital, o Caso Dreyfus, com repercussão mundial, renovou a axiologia da celebridade e introduziu outro regime de valor no próprio seio do sistema midiático global, que este colóquio pretende explorar numa perspectiva franco-brasileira. O Caso reintroduz, efetivamente, o grande homem e a figura-modelo do homem ilustre que o homem célebre tinha, de certa forma, substituído. Esse momento excepcional na história da celebridade, que viu Zola e outros dreyfusistas reviverem a antiga tradição da vida do homem ilustre, baseada no modelo de Plutarco, teve ecos importantes no Brasil, passíveis de serem estudados. Foi também um acontecimento midiático em que o escritor, que havia compreendido o valor da celebridade, o utilizou na sua luta pela justiça, recorrendo aos próprios instrumentos de midiatização – a primeira página de um jornal. 

Vários eixos podem ser explorados com mais profundidade, com foco nos diferentes valores da celebridade no contexto das transferências culturais entre a França e o Brasil. Alguns exemplos, a título indicativo:

 

• As carreiras de atores, atrizes, trupes, orquestras, circos etc.;

• As turnês de compositores, escritores, intelectuais, músicos etc;

• A circulação de modelos estéticos da França para o Brasil e do Brasil para a França (na literatura, nas artes, na música etc.);

• Repercussão de eventos franceses e europeus (por exemplo, o caso Dreyfus no Brasil; a morte de homens e mulheres ilustres);

• A difusão de livros, traduções e o campo editorial;

• O emprego de formas midiáticas (a coluna social, o fait divers, a reportagem de capa, etc.);

• Todas as formas de adaptação e transposição;

• As Instituições (a criação da Academia Brasileira de Letras, da Academia Imperial de Belas Artes, do Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro etc.);

• O uso de modelos arquitetônicos; 

• A mídia e os valores da celebridade;

• O reconhecimento institucional e o reconhecimento do público;

• Os valores financeiros da arte e da literatura.

 

O Colóquio Internacional Os valores da celebridade (1850-1920), apoiado pela SERD-Société des études romantiques et dix-neuviémistes, será realizado no âmbito de um acordo estabelecido entre o Programa de Pós-Graduação em Letras Neolatinas da UFRJ (PPGLEN) com a École doctorale 120 da Sorbonne Nouvelle, com a parceria do Programa de Pós-Graduação em Letras Vernáculas da UFRJ (PPGLEV). 

O Colóquio será realizado no Rio de Janeiro – no Museu Nacional de Belas Artes, na Academia Brasileira de Letras e na Escola de Música da UFRJ – de 6 a 10 de abril de 2026. 

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